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jeudi 30 mai 2013

Les salariés de l’entreprise Kuehne Nagel, située à Bondoufle, ont décidé de se mettre en grève suite à l’annonce de la suppression de plus de 100 emplois sur le site. 

Ces suppressions sont la conséquences directe de la liquidation de Virgin, branche du groupe Lagardère qui verse des « dividendes exceptionnels » à ses actionnaires, et des restructurations du groupe Carrefour – n°2 mondial de la distribution. 

Nous refusons les volontés patronales de gagner toujours plus d’argent au détriment des salariés. Les Députés communistes républicains et citoyens ont déposé une proposition de loi interdisant les licenciements boursiers et les suppressions d’emplois abusives. Ces licenciements n’ont qu’un but : celui de préserver le taux de rentabilité du capital ! Il devrait être possible de la faire adopter à l’Assemblée nationale.

Il est temps de changer la politique à gauche, c’est l’invitation à en débattre le 3 juin lancée par le PCF rejoint par d’autres organisations politiques, et des personnalités du mouvement syndical et associatif. 

Fédération de l'Essonne du PCF
Corbeil Essonnes Le 30 mai 2013

jeudi 20 décembre 2012

Sanofi : le PCF apporte son soutien aux salariés et dénonce le plan de la direction


Plusieurs centaines de salariés de Sanofi se sont rassemblés hier devant le site de Gentilly (94) pour dénoncer une nouvelle fois le plan de la direction du groupe prévoyant une suppression de 900 à 2500 emplois, faisant suite aux 4000 déjà perdus entre 2009 et 2012. 

Une délégation a d'ailleurs été reçue par la direction. Depuis des mois, les salarié-e-s de Sanofi avec leurs organisations syndicales combattent le plan de déstructuration de l'industrie et de la recherche pharmaceutique, véritable enjeu du développement industriel en France. Pourtant, le groupe, qui a réalisé ces 2 dernières années 17 milliards de bénéfices et est le numéro un du CAC 40, numéro un européen et numéro 3 mondial de l'industrie pharmaceutique, s'apprête à jeter des milliers de salariés à la rue, mettant leurs familles dans des situations de misère et fragilisant de fait le financement de la Sécurité sociale. Pire, Sanofi s'est vu octroyer des fonds publics de l'État au nom du développement industriel, et l'attribution de 130 millions d'euros par an de crédits d'impôts recherche. 
 
Le PCF dénonce avec force le plan annoncé par la direction du groupe et apporte son soutien aux salariés et à leurs organisations syndicales. Le médicament n'est pas un bien marchand. C'est un produit de santé. Chaque être humain doit pouvoir y avoir accès en toute sécurité . Il n'est pas acceptable qu'aujourd'hui, les laboratoires décident quasi seuls ce que doit être la politique du médicament, de la recherche et du développement. L'industrie doit être au service de la santé publique et le médicament doit être un bien commun à l'humanité. 

Il doit être sous le contrôle public pour sa maîtrise sociale, c'est pourquoi le PCF et ses partenaires du Front de gauche exigent la création d'un pôle public national et européen du médicament. 

Parti communiste français, Paris, le 20 décembre 2012

vendredi 26 octobre 2012

Alcatel-Lucent : empêcher ce Trafalgar social et industriel

Communiqué de presse du PCF 91

Plus de 600 salariés se sont rassemblés hier sur le site ALCATEL LUCENT à NOZAY, pour protester contre le plan de restructuration élaboré par la direction. Depuis plusieurs mois, face à la dégringolade de l'action, la direction, avait annoncé ce plan boursier pour rassurer les actionnaires en prenant des mesures contre ceux qui n'y sont pour rien : les salariés.

Ceux de Vélizy sont touchés de plein fouet. Le plan, dit « social », prévoit la fermeture du site de VELIZY avec d’hypothétiques reclassements des 2700 salariés !

« La Bourse avait anticipé le plan social du groupe ALCATEL-LUCENT. Avec une hausse de 5,35 % et de 7 % l'avant-veille, l'action connaissait les hausses les plus importantes du CAC 40. Après les 20 000 suppressions d'emplois de 2006, 5490 emplois supprimés dans le monde, 3300 en Europe dont 1430 en France, voilà ce qu'exigeaient les actionnaires. Ces vampires de la finance seront payés avec le sang des salariés d’ALCATEL-LUCENT ». C’est ce qu’ont déclaré les membres de la délégation du PCF venus à la rencontre des salariés et de leurs syndicats pour les soutenir dans leur lutte et leur réaffirmer leur solidarité.

Le premier ministre, Jean Marc Ayrault au nom de l'État, doit prendre une initiative nationale à la mesure de ce Trafalgar social et industriel, avant qu'il ne soit trop tard !

Le PCF propose que des lois et des actes forts soient pris en extrême
urgence pour stopper les plans de licenciements et garantir un avenir industriel à notre pays, notamment la loi interdisant les licenciements boursiers
.

Pour la France, c'est une coupe gigantesque de plus de 15 % sur les 9000 personnes qu'emploie le groupe. 1430 salariés qui vont venir grossir le pôle emploi dans une semaine noire pour l'industrie avec PETROPLUS mardi.

C'est la même logique mortifère qui frappe dans chaque territoire : les actionnaires veulent continuer à prélever une part de plus en plus importante de la plus-value industrielle pour maintenir leurs profits.

Corbeil-Essonnes,  le 26 octobre 2012